Google ambitionne de passer au 100% énergies renouvelables

Google ambitionne de passer au 100% énergies renouvelables

L’engagement écologique de Google remonte à une dizaine d’années. Conscient de représenter un pôle de consommation d’énergie colossale, le géant américain des services en ligne a mis en place sa propre politique de durabilité environnementale bien avant que les questions d’empreinte carbone et de défit écologique ne prennent l’ampleur qu’on leur connait aujourd’hui. C’est justement cette promptitude qui lui a permis de faire des prévisions très optimistes en termes de consommation énergétique.

Le bilan écologique de Google

C’est en 2007 que débute l’aventure en faveur de la neutralité carbone de Google, se fixant chaque année des objectifs à trois leviers à savoir :

  • L’optimisation des data-centers pour la limitation de la consommation énergétique.
  • La signature de contrat d’achat à long terme de grands volumes d’énergies renouvelables à raison de gigawatts.
  • L’investissement dans des programmes de production de biogaz issue d’excréments d’animaux d’une part et de production de gaz d’enfouissement d’autre part.

Le premier levier a permis à Google de réduire de moitié la consommation énergétique de ses centres de données par rapport à la consommation d’une installation conventionnelle.

Grâce au deuxième objectif, Google est devenu le premier acheteur d’énergies renouvelables au monde avec une consommation de 2,6 gigawatts à raison de 90% d’éolienne et 10% d’énergie solaire. Cette énergie provient des contrats avec des géants de l’énergie renouvelable tels que Les Pays-Bas, la Suède la Norvège, le Danemark, etc.
Pendant ce temps, le géant de la vente en ligne Amazon stagne encore à une consommation à peine supérieure à 1000 megawatts et Apple peine à atteindre les 200 megawatts.

Le troisième objectif a pour but de compenser les émissions de dioxyde de carbone que le géant n’arrive pas encore à compenser, soit 2,9 millions de tonnes en 2016.

Les nouvelles ambitions écologiques de Google

Google a annoncé à travers son rapport annuel 2017 qu’il comptait, d’ici la fin de l’année, assurer une consommation énergétique 100% énergies renouvelables de ses installations, qu’il s’agisse des bureaux, des centres ou des agences partenaires certifiées Business View, comme inside360. Selon Google, la solution pour y arriver serait de stocker les énergies renouvelables d’une façon tout à fait innovante.

En effet, cette société est confrontée à un problème de taille avec ses installations de stockage actuelles. En raison du décalage entre la phase de production et collecte des énergies renouvelables, à savoir le vent et le soleil, et le cycle d’utilisation, le géant doit faire face à une importance déperdition énergétique. Les solutions actuellement disponibles privilégient le recours aux batteries lithium-ion. Celles proposées par le constructeur automobile Tesla, notamment les systèmes Powerpack et Powerwall, restent les plus édifiants du marché.

Google compte sur les résultats des expériences du laboratoire de recherche et développement d’Alphabet pour réaliser ses nouvelles ambitions et devenir encore plus eco-responsable. Celui-ci lui propose, en lieu et place du stockage sur batteries lithium-ion, une alternative baptisée Malta qui aurait deux atouts majeurs :

  • Une conservation plus longue de l’énergie
  • Une compétitivité financière par rapport aux autres solutions de stockage

Bien que le projet soit développé dans le plus grand secret, on sait que les réservoirs de la future centrale électrique seront remplis de sel et d’antigel.

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