Le e-commerce est-il bon pour l’environnement ?

Le e-commerce est-il bon pour l’environnement ?

Le commerce en ligne via les sites marchands connait un boom sans pareil depuis ces dernières années. Les habitudes d’achat des acheteurs ont bien changé et ils préfèrent désormais faire leurs achats en ligne sur les sites –commerces plutôt que dans les magasins physiques. La question que l’on se pose est : l’e-commerce est-il bon pour l’environnement ?

L’e-commerce en ligne et le niveau de pollution

L’analyse du processus d’achat des e-consommateurs des solutions e-commerce performantes révèle que chaque étape e-business et l’utilisation des outils marketing (recherche de l’article, paiement en ligne, échanges de mail pour réclamation et relation client, suivi de commande, etc.) requiert de l’énergie. Certains avancent que lorsqu’on fait ses achats en ligne sur une e-boutique, cela signifie que l’on dépense moins d’énergie que lorsqu’on prend sa voiture pour faire ses courses. La réalité est toute autre, car il semblerait que le recours à Internet pour un achat sur un site e-commerce en France équivaut à une consommation d’énergie fossile de 3g de pétrole, à 12 g de CO2 soit 1 km en voiture et à 12 min d’utilisation d’une ampoule de 60 W. On remarque surtout que l’étape de la sélection de produits prend le plus de temps, car l’e-consommateur a souvent du mal à se décider, mais même s’il passe plus d’une heure sur la boutique e-commerce, ce sera toujours moins polluant qu’un déplacement en voiture sur une dizaine de kilomètres pour aller faire ses courses dans un centre commercial.

solution ecommerce et environnementIl convient par ailleurs de rappeler que même si le processus de commande et d’achat se fait en ligne, il reste les articles proposés par les boutiques en ligne sont toujours des produits et livrés selon les procédures classiques. Les solutions open-sources ne suffisent pas, la livraison par transporteur e-commerce en France vient ainsi consommer deux fois plus que le trajet d’un véhicule particulier, mais si l’on sait qu’il transporte dix fois plus de marchandises, le service s’avère ainsi cinq fois moins polluant. En effet, le véhicule d’un particulier va faire trois à dix fois le même trajet pour récupérer tous les articles auprès d’une même boutique à des intervalles de jours différents.

Le e-commerce est-il plus polluant que les courses de proximité ?

Pour que la livraison des sites e-commerce soit optimale, il est intéressant que les e-acheteurs habitent toutes dans une même zone, cela évitera les va-et-vient qui consomment de l’énergie plus qu’il ne le faut. Pour s’assurer que les tournées soient faites rapidement, et ce, tout en tenant compte des impératifs environnementaux, il est intéressant que les colis des e-commerces btob puissent être livrés dès la première présentation. Si l’on sait que 20% des livraisons effectuées par les boutiques en ligne font face à une porte close, l’on peut dire que le constat est mitigé, les acheteurs doivent ensuite faire le trajet jusqu’au point relais pour récupérer leur colis, ce qui représente une autre source de consommation d’énergie. En ce qui concerne le retour des produits, les allers-retours induisent une consommation supplémentaire d’énergie.

En somme, l’on peut dire que le gain environnemental est réel lorsque le consommateur choisit d’acheter des articles volumineux depuis les sites e-commerces (meubles, appareils électroménagers, etc.). Comme leurs achats se concentrent dans une seule boutique en ligne et que la livraison se fait en une fois, ils réduisent leur impact écologique et participent dans la foulée à la protection de l’environnement. Si ce constat s’applique aussi aux secteurs vestimentaires, il serait toutefois plus judicieux d’acheter la nourriture, notamment les fruits et légumes frais dans les boutiques physiques plutôt qu’auprès des sites e-commerce open-sources.

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