Qu’est-ce que le biocarburant de chanvre et comment peut-il aider le monde ?

Longtemps utilisé dans le textile, la médecine et la cosmétique, le chanvre suscite actuellement l’intérêt des acteurs dans le secteur de l’énergie. Les études de l’université du Connecticut démontrent ses éventuelles qualités dans la production de biocarburant. Est-ce une solution viable ? Le biocarburant de chanvre promet-il des améliorations ? Quels sont les avantages et les inconvénients ?

Qu’est-ce que le biocarburant de chanvre ?

Pour en savoir plus sur le biocarburant à base de chanvre, il faut d’abord identifier les 2 types de biocarburants existants. Le premier est l’éthanol qui est obtenu à partir de la fermentation de céréales, de résidus de végétaux, ou de plantes sucrières. Son usage pur reste rare dans le secteur du transport, même s’il en existe. Souvent, on le mélange à 10 à 80 % avec de l’essence.

Le second est le biodiesel. Celui-ci se fabrique à base d’huile végétale ou d’acides gras. On l’ajoute avec du diesel pour obtenir un biocarburant capable d’alimenter les moyens de transport.

Sans faire de compromis, le chanvre est à la fois capable d’obtenir de l’éthanol et du biodiesel. Ses graines contenant des acides gras peuvent produire des huiles végétales. Certes, son rendement est faible par rapport au coco ou au palme, mais il reste supérieur au colza, au soja et au tournesol. Après l’extraction des huiles, le reste de la plante (feuilles et résidus des graines) servira ensuite à la fermentation pour obtenir de l’éthanol.

Quel est son potentiel par rapport aux solutions existantes ?

Actuellement, les matières premières nécessaires à la fabrication des biocarburants sont aussi destinées à l’alimentation humaine et animale. Il s’agit par exemple du soja, de l’huile de colza, de la canne à sucre, de la betterave et de l’huile de palme. Leur utilisation par l’industrie de l’énergie n’est donc pas sans conséquence sur la production alimentaire.

Ces matières premières se cultivent aussi sur des terres fertiles. Leur culture à grande échelle est à prévoir si l’on souhaite combler les besoins en termes d’énergie. Cette situation risque pourtant de causer de la déforestation laissant de nombreux animaux à l’abandon.

Le chanvre peut représenter à lui seul une solution durable. Tout d’abord, sa production en biocarburant évite de perturber la chêne alimentaire, dans la mesure où il n’est pas destiné à l’alimentation. Ensuite, sa culture se fait partout même sur un sol ingrat.

Quels sont les avantages et les inconvénients du biocarburant de chanvre ?

Le chanvre se cultive partout, même dans un sol peu fertile. Sa culture évite donc l’usage d’engrais chimique. Par la même occasion, il restitue 70 % des nutriments au sol. En plus à la différence du maïs, il nécessite que peu d’eau.

Cette herbacée annuelle est également écologique. Après l’extraction des huiles, ses graines peuvent servir d’alimentation du bétail. Ses fibres représentent en revanche des matières premières pour la fabrication de papier ou de matériaux de construction.

Malgré ses avantages, le biocarburant à base de chanvre présente aussi des inconvénients. Son principal bémol réside dans sa composition qui est relativement faible par rapport au Pétrole. Il constitue jusqu’à maintenant une énergie moins efficace.

Comme les autres matières premières (soja, huile de colza …), son extraction à grande échelle risque de causer de la déforestation.