Covid-19 : le confinement diminue la pollution de l’air en Europe

Une pollution de l'air sur une ville d'Europe
Le confinement dû au coronavirus a baissé la pollution de l'air dans les villes d'Europe

L’INERIS a montré à l’aide d’une carte l’impact des dispositions anti-coronavirus sur la qualité de l’air en Europe. Les mesures du confinement instaurées un peu partout dans les villes ont eu comme conséquence collatérale la réduction de la pollution atmosphérique. A cause des services minimisés et des sorties limitées, les émissions de gaz nocifs des autos et des centrales thermiques ont chuté.

Une chute de dioxyde d’azote (NO2) et de dioxyde de carbone (CO2)

Une réduction de rejets de dioxyde de carbone dans divers secteurs

Les transports, l’agriculture, et souvent l’énergie utilisée pour le chauffage en habitation sont les principales causes de l’émission du CO2.
Une enquête menée par le cabinet Sia Partners a révélé que le ralentissement des activités économiques a engendré une baisse considérable des rejets en CO2.
On compte une réduction de 40% des émissions quotidiennes de GES dans le secteur de la production d’énergie. Dans le trafic aérien, on remarque une baisse significative de 87% des rejets de dioxyde de carbone. La principale cause de cette chute est la fermeture des aéroports et des agences de voyage.
Si dans les secteurs de l’industrie et du transport il y a une chute de polluants, il n’en est pas le cas dans le secteur du logement. On a constaté une hausse de 29% de rejets en CO2. Ceci est généralement le résultat du télétravail et du chauffage accru.

Une baisse significative de la densité de NO2 dans les villes d’Europe

Les activités industrielles et le trafic routier sont les principaux émetteurs du dioxyde d’azote (NO2) dans l’atmosphère.
Le jeudi 16 Avril, des images prises par le satellite Copernicus Sentinel-5P de l’Agence Spatiale Européenne (ASE) affichent la chute de la concentration en dioxyde d’azote dans les grandes aires urbaines de la France.
Grace aux données recueillies par satellite, l’ASE a une mené une étude sur le niveau de NO2 dans l’air. Elle a comparé les données du 13 mars au 13 avril 2020 par rapport aux données enregistrées en mars/avril 2019.
Les relevées récentes montrent que les concentrations de NO2 ont baissé de 54% dans Paris, de 49% à Rome, de 48% à Madrid et de 47% à Milan.
De Paris à Nice et de Lille à Bordeaux, la majorité des villes de France présente cette forte baisse de dioxyde d’azote. Ceci est la marque d’une bonne intensité des activités humaines.

L’impact du coronavirus sur le bilan annuel des émissions des polluants dépendra du rythme auquel les activités économiques reprendront leur cours.
Il est nécessaire de chercher des solutions contre la pollution industrielle sur magazine-racines.fr pour éviter la hausse des polluants. Et il serait opportun de rendre son commerce écoresponsable pour réduire les risques de contamination du coronavirus.

La pollution, un facteur susceptible de favoriser la pandémie

La baisse temporaire de la pollution atmosphérique due aux mesures de confinement prouve à quelle vitesse la qualité de l’air que nous respirons peut s’améliorer, si les sources de pollution sont traitées… Ceci est un signal d’alarme, nous n’aurions pas dû attendre une pandémie dangereuse pour faire l’expérience d’un air plus pur.

Margherita Tolotto, responsable des politiques de l’air et du bruit pour l’European Environmental Bureau (EBB)

L’agglomération des particules fines (PM10 et PM2,5) dans l’air rend les personnes sensibles à différents virus respiratoires.
Un article sur France24.com explique comment la pollution de l’air et le covid-19 forment un mélange explosif sur la santé.
On peut citer comme exemple le cas de l’Italie. On recense un taux de décès de 12% dans la région la plus polluée (le nord). Et dans le reste du pays, le taux de mortalité dû au coronavirus est de 4,5%.