Quels sont les impacts environnementaux du bois ?

bois et environnement

Face à la mise en marche du processus de réchauffement climatique et à l’insuffisance programmée des ressources en énergies fossiles, toutes les communautés d’experts et spécialistes environnementaux s’accordent sur l’urgence de la situation. Chacun d’eux reconnaît ainsi les nombreuses qualités environnementales avérées du bois. Que ce soit comme combustible ou encore comme matériau, celui-ci devrait alors davantage être utilisé.

Une étude sur l’impact environnemental du bois

Deux scientifiques de l’École polytechnique fédérale de Zurich (EPFZ) ont eu à se pencher sur la question de l’impact environnemental du bois en Suisse. Ladite étude s’est basée sur l’observation systématique de toute la chaîne de valeur du bois (coupe, recyclage, combustion).

Selon Florian Suter, l’un des deux chercheurs, ils ont eu à prendre en compte les différents impacts environnementaux qui sont particulièrement en relation avec des facteurs comme :

  • le changement climatique
  • la consommation des ressources énergétiques
  • la pollution de l’air
  • la perte de biodiversité, etc.

De ces recherches, il a été ainsi mis en évidence que les demandes énergétiques pour la conception de produits en bois, comme des treillages (disponibles sur treillages.com) sont moins élevées que celles liées à d’autres matériaux.

Avantages environnementaux du bois

Si les demandes énergétiques pour la fabrication avec du bois sont relativement plus basses que celles avec d’autres matériaux, c’est d’une part parce qu’il s’agit d’un matériau vertueux. En effet, le bois, contrairement aux énergies fossiles, est une matière première renouvelable. Vous ne le savez peut-être pas, mais le bois est en mesure de se régénérer en moins d’une centaine d’années. Par ailleurs, il s’agit d’une ressource abondante, disponible localement et certifiée grâce à des labels comme PEFC et FSC.

Il faut ensuite souligner que le bois est un matériau à faible impact en raison de son faible poids grâce auquel l’énergie utilisée pour sa transformation peut être optimisée. Il s’agit aussi d’un matériau sec qui aide à réduire le gaspillage d’eau sur les chantiers. Sa faible conductivité thermique permet, en outre, de faire d’intéressantes économies d’énergies.

Pour finir, ajoutons que le bois est un matériau recyclable. Ainsi, sa revalorisation ou son recyclage peut se faire sans dommage sur l’environnement. Et ceci contrairement aux autres matériaux de construction ordinaires. Par exemple, les déchets de scierie ayant fait l’objet de traitements écologiques peuvent être réutilisés dans les industries de papier et du panneau. Outre ces avantages, le bois est le seul matériau dont l’utilisation est bénéfique dans la lutte contre les gaz à effet de serre (GES), puisqu’il s’agit d’un excellent « carbonivore ». À titre d’exemple, en construction le bois est en mesure de conserver tous ses stocks de CO2 à hauteur de 1 tonne/m3.

Déforestation : un effet surestimé

Nous venons de voir les principaux avantages environnementaux de l’utilisation du bois. À ce propos, soulignons que près de 2,8 milliards de terriens utilisent ce matériau principalement sous forme de bois ou de charbon de bois. De ce fait, il est souvent considéré comme, en partie, à l’origine de la déforestation et des émissions des GES. Ce qui n’est pas le cas, puisque des études ont permis de mettre en évidence que cette utilisation n’excède pas les capacités de la forêt.

À l’Université de Yale, dans le Connecticut, des chercheurs ont montré que seulement 27 à 34 % de la collecte de bois pourrait faire que les capacités de la forêt soient dépassées. Or, selon la même étude toujours, dans certaines régions comme en Chine ou en Inde, les forêts sont encore replantées. Ce qui contredit l’affirmation selon laquelle, le combustible bois (environ 55 % du bois abattu dans le monde) est un facteur majeur de la déforestation et du changement climatique. Enfin, pour ce qui est des émissions mondiales de GES, les calculs de ces chercheurs mettent en évidence que le bois n’est à l’origine que de 1,9 % à 2,3 % desdites émissions.